Le bien-être des chevaux bafoués

L’AVSH en association avec 3 autres regroupements oeuvrant pour la cause de la filière équine,  adresse un message au courrier des lecteurs du 24H le vendredi 16 juin 2017:

Bien-être des chevaux bafoués

Les milieux équestres vaudois ont réagi fortement, par divers canaux, à l’article publié dans 24Heures le samedi 3 juin dernier « L’Etat oblige un propriétaire à réduire l’aire de jeu de ses chevaux ».

Sans entrer dans le cas particulier évoqué, il nous semble néanmoins que les restrictions de détention qui avaient été discutées en novembre 2015 et qui avaient débouché sur l’abrogation de la directive cantonale vaudoise au profit du guide publié par la Confédération sur la détention des chevaux en milieu agricole, semblent revenues au goût du jour au Service du développement territorial (SDT).

Les membres de nos associations s’émeuvent aujourd’hui du fait que les autorités interprètent l’ordonnance fédérale stricto sensu et ce contrairement aux promesses faites publiquement (communiqué du Conseil d’Etat du 18 février 2016). La déclaration du porte-parole de Mme de Quattro « Il ne s’agit pas d’une question de protection ou de défense des animaux, mais de l’application d’une loi fédérale et de protection des terres agricoles », en dit long sur les priorités de l’Etat de Vaud.

Les milieux équestres s’indignent que le bien-être des animaux puisse être supplanté par la protection des terres agricoles. Ceci est non seulement éthiquement indéfendable, mais également incompréhensible quand on songe que la Loi fédérale sur la protection des animaux est l’une des plus sévères au monde.

Les besoins de l’espèce chevaline ne permettent pas à l’animal de s’ébattre sur une surface de 36 m2, (soit 4 m. sur 9 m.) ni même de 252 m2 (soit 10 m. x 25 m.) qui plus est sur un revêtement en dur. La filière équine entend donc se mobiliser à nouveau pour que les équidés bénéficient de sorties en tous temps dans un espace conforme à leur espèce.

Pour l’AVSH (Association vaudoise des sociétés hippiques),

le GSFES (Groupe de la sauvegarde de la filière équine suisse),

l’AVIC (Association vaudoise pour la sauvegarde de l’infrastructure  indispensable au cheval ) et

la SVPA (Société vaudoise de protection des animaux)